Antony

  • Quand Jean-Yves Sénant réécrit l'histoire

    Dans Vivre à Antony de février, Jean-Yves Sénant signe une fresque historique sur la Résidence universitaire Jean-Zay. Mais certains pourraient bien lui reprocher des raccourcis audacieux dans sa progression chronologique.

    Ainsi, sur la période 1980-2009, J-Y Sénant affirme à propos de la Résidence universitaire d'Antony (RUA) : "l'Etat, quel que soit le Gouvernement, faisait la sourde oreille, il n'en voulait plus". Qu'il ait oublié qu'en 1995 François Bayrou, alors ministre de l'Education nationale, décida le maintien (qu'il voulait durable) de la RUA, passe encore mais qu'Eric Arjona, le conseiller municipal délégué à l'aménagement, ancien adhérent du MoDem, soit atteint de la même amnésie sélective, c'est absolument ahurissant !

    Mais nous ne sommes au bout de nos surprises. Rien, pas un mot, sur l'intervention machiavélique de Patrick Devedjian de 2004. Rappelons que le mentor de Jean-Yves Sénant profita à ce moment-là d'être à la fois Ministre des libertés locales et Président de la Communauté d'agglomération des Hauts-de-Bièvre pour faire adopter subrepticement un article de loi "sur mesure" autorisant le transfert gratuit des résidences universitaires aux intercommunalités intéressées. Dans ce cas, l'omission est plus compréhensible : Patrick Devedjian n'avait pas été assez habile dans sa rédaction légistique et la RUA n'étant pas propriété de l'Etat mais du CROUS échapa provisoirement à ses visées destructrices.

    On le sait, la plus grande partie de cette RUA a été détruite. Mais l'ignominie du forfait n'autorise pas à cacher les responsabilités des acteurs.

     

    05/02/2021

    Mots-clés : Antony, Jean-Yves Sénant, résidence universitaire, RUA, Jean-Zay

  • Impressions Conseil Sénant

    • Par
    • Le 26/12/2020

    Le 3 décembre 2020 le conseil municipal d’Antony s’est réuni à Vasarely à huis clos mais retransmis sur Internet. Voici les impressions parfaitement subjectives que j’en retire : les nymphes de la démocratie et de l’intelligence ont été invoquées à plusieurs reprises mais elles se sont bien gardées d’apparaitre…

    La démocratie a été en effet fort malmenée et par Jean-Yves Sénant en premier lieu. Ayant reçu du Conseil municipal d’Erevan, qui chapeaute notre ville jumelle arménienne, une lettre du 20 octobre destinée par ses auteurs aux conseillers municipaux d’Antony, il a omis d’en faire part aux élus des minorités qui l’ont donc découverte le 27 novembre dans les documents préparatoires du Conseil. Plus d’un mois plus tard ! La démocratie passera, comme le café…

    Stéphanie Schlienger, qui s’était déjà illustrée il y a peu à contretemps au Conseil de territoire, a confirmé, et ses difficultés à gérer un calendrier, et son mépris de la démocratie représentative : interpellée par l’opposition sur le fait qu’une des mesures qu’elle présentait au vote du conseil municipal apparaissait déjà comme actée dans Vivre à Antony diffusé depuis une semaine, elle n’a pas songé à expliquer sa bourde mais l’a revendiquée au contraire de façon agressive !

    Dans le même genre, l’adjoint chargé de la prévention, plutôt que d’argumenter en réponse aux critiques des conseillers d’opposition sur le rapport coût/efficacité de la vidéosurveillance, s’est contenté d’une sortie définitive : « on ne vous confiera jamais la sécurité des Antoniens ». Mais qui est ce « on » ? Si c’est un « on » de majesté, il est évident que M. Aït-Ouaraz ne peut pas « confier » la délégation qu’il a reçue du Maire à quiconque : il doit l’assumer. Mais si ce « on » représente les électeurs antoniens, alors le « jamais » est de trop, il serait prudent de ne pas insulter l’avenir…

    L’adjoint aux finances, Pierre Médan, se distingua par deux réparties. Il crut nécessaire de manifester son irritation face à la longueur des débats sur les décisions d’intersessions ; quel dommage qu’il ait lui-même, aussitôt après, fait perdre un temps conséquent à l’assemblée communale parce que son Powerpoint ne démarrait pas. Il fut un temps où, pour enseigner en Sorbonne, on devait maitriser son propos sans support… Plus tard, interrogé par Isabelle Lajeunie, il n’a pas trouvé de meilleure réponse que : « c’est une question tellement bête ». Dévaloriser ses interlocuteurs est effectivement plus rapide que des explications mais c’est moins respectueux de la démocratie.

    « Antony, ville intelligente » fut le second leitmotiv de ce Conseil. Leitmotiv contrasté, voire négatif, puisque nous en étions alors aux premiers jours de la cyber-attaque qui paralyse aujourd’hui encore, un mois après, les systèmes informatiques de la mairie !

    Parlant de carte scolaire, l’adjointe à l’éducation dut ainsi reconnaitre que la dite carte était tenue à la main en l’absence de logiciel adapté.

    On tenta aussi de débattre d’une « solution intégrée de sécurité urbaine » mais sans parvenir à déterminer s’il s’agissait d’horodateurs communicants, de jalonnement dynamique de stationnement ou de vidéosurveillance à reconnaissance faciale ; la réponse apportée en séance fut que le Conseil municipal n’était pas compétent puisque cela relevait des pouvoirs de police du Maire ! Circulez, y a rien à voir ! L’adjoint à la prévention se félicita toutefois des « performances » de la vidéosurveillance avec un taux d’élucidation « assez important », sans daigner fournir des données plus précises, et il se garda bien d’insister sur le fait que, ce bijou qui comporte une caméra pour 60 Antoniens n’empêche ni les morts par délinquance routière (Cf le drame de La Fontaine le 17 juillet dernier) ni les agressions (Cf l’attaque au couteau de Guillebaud le 12 décembre).

    La démocratie plus l’intelligence c’est la responsabilité politique. Ce jour-là, elles ont manqué.

  • Hommage à Patrick Devedjian : une infinie maladresse

    • Par
    • Le 05/12/2020

    Evidemment, Jean-Yves Sénant avait beaucoup à se faire pardonner des proches de Patrick Devedjian. Tout d’abord sa campagne électorale municipale où il n’avait pas ménagé ses coups vis-à-vis d’une liste concurrente qui regroupait les fidèles du premier cercle. Ensuite, la tiédeur de sa réaction initiale lors du décès de son prédécesseur : la une de Vivre à Antony du mois de juin ne représentait que le minimum syndical et le titre de l’éditorial « La vie continue » en page 3 relativisait fortement l’impact de la disparition de Devedjian. Enfin, avoir attendu huit mois pour inscrire son nom dans la pierre antonienne apparaissait bien peu respectueux du maître qui avait éduqué politiquement le padawan…

    D’un coup, l’attentisme a cédé la place à la précipitation irréfléchie et Jean-Yves Sénant a proposé au Conseil municipal l’attribution du nom de Patrick Devedjian à la place du Marché et au nouveau théâtre en fin de construction. Il ne pouvait être question de faire moins que pour Auguste Mounié qui a une rue et une place…

    Passons rapidement sur l’incohérence technique de cette double toponymie. Il y a deux ans, Jean-Yves Sénant avait fait modifier le nom de la place centrale d’Antony, alors place Firmin-Gémier, pour lui donner l’appellation banale de place du Marché, au motif que le nom de Firmin Gémier ne pourrait pas être à la fois celui du nouveau théâtre, prévu rue Maurice-Labrousse, et celui de la place centrale sans entrainer des confusions dommageables. Mais ce qui était vrai en 2018 ne l’était plus en 2020 et le même théâtre et la même place pouvaient prendre le même nom sans inconvénient !

    Sitôt cette proposition divulguée, cinq jours avant le conseil municipal du 3 décembre, de nombreux Antoniens se sont élevés, non pas sur la légitime commémoration de Patrick Devedjian, mais contre la disparition de Firmin Gémier de l’espace antonien. Ce serait faire injure à la culture de Jean-Yves Sénant, que l’on voit de temps à autre au théâtre, que de prétendre qu’il aurait méconnu l’importance de l’œuvre artistique du fondateur du Théâtre national populaire. L’élimination consentie de l’héritage de Firmin Gémier de notre ville ne saurait donc être que le résultat d’un instant d’égarement. Pour preuve, l’ordre du jour du conseil municipal du 3 décembre fut prestement modifié et Jean-Yves Sénant, ramené à un semblant de raison, défendit pour le théâtre le double nom « Firmin-Gémier-Patrick-Devedjian » !

    La rapidité de cette pirouette fit que ni l’Assemblée générale de l’Association Firmin-Gémier qui gère le théâtre, ni le Conseil de territoire Vallée Sud Grand Paris qui en est le financeur n’eurent le temps de donner leur accord. Cela ne pourra pas non plus dissimuler la pauvreté de la réflexion. Patrick Devedjian, il faut bien le reconnaitre, n’était pas amateur de théâtre. C’était un homme de littérature, il a construit une bibliothèque, il aimait la musique, il a bâti le conservatoire Darius-Milhaud (et la Seine musicale à Boulogne), il appréciait la peinture, il a créé la Maison des Arts, c’était un amateur d’horticulture, il a rénové le musée Albert-Kahn… mais le théâtre, ce n’était pas sa tasse de thé, c’est comme ça. Alors, un théâtre Patrick-Devedjian c’est aussi naturel qu’un stade Simone-de-Beauvoir… Il aurait été bien plus logique de laisser son nom au carrefour de la Croix-de-Berny, avec la fontaine dans le style de Mansart qu’il avait choisie. Ou bien à l’hôpital privé qu’il avait contribué à établir et dans lequel il a fini ses jours.

    Antony aurait pu se rassembler autour d’un hommage sensé à Patrick Devedjian, un de ses maires historiques, les hésitations d’un de ses successeurs ont terni la démarche.

    05/12/20

    Mots-clés : Antony, Patrick Devedjian, Firmin Gémier, théâtre, Jean-Yves Sénant

  • Le RER B va-t-il finir par exploser ?

    • Par
    • Le 20/11/2020

    On sait que la branche Sud du RER B est saturée pour les déplacements des banlieusards allant travailler à Paris. Depuis quelque temps, le développement des activités économiques et universitaires au sud de Massy entraine aussi des difficultés importantes dans le sens inverse (Parisiens allant travailler, enseigner ou étudier en Essonne). La décision de retarder l’ouverture de la ligne 18 du Grand-Paris-Express entre Orly et Massy à l’horizon 2027 va impacter encore la fréquentation du tronçon entre Paris et Massy. Mais, à plus brève échéance, la mise en service du tram T12 entre Massy et Evry va avoir le même effet : pour aller du centre de Paris à Longjumeau par le RER C par exemple, il faut actuellement presque une heure mais en 2022, en prenant le RER B jusqu’à Massy puis le T12, on pourra gagner 10 minutes. Comme l’automatisation du RER B par Nexteo est différée et que la mise en service des rames à double niveau (promises initialement par Valérie Pécresse pour 2019 !) est désormais repoussée au mieux en 2026, nous n’avons pas fini d’être transportés comme du bétail !...

    Voir aussi :

    https://www.lesechos.fr/pme-regions/ile-de-france/essonne-evry-courcouronnes-et-massy-bientot-reliees-par-un-tram-train-1266565

    https://www.leparisien.fr/info-paris-ile-de-france-oise/transports/l-arrivee-de-nouveaux-trains-sur-la-b-du-rer-retardee-par-la-crise-08-06-2020-8331978.php

    Actualisation du 23/12/2020 : le 17 décembre, le Tribunal judiciaire de Paris a, sur demande d'Alstom, suspendu la procédure de passation du marché des nouveaux trains du RER B. Encore des mois de perdus !... Lire : décision du Tribunal Judiciaire de Paris relative à la commande des nouveaux trains de la ligne B du RER

     

    Mots-clés : Antony, RER B, RER C, Ligne 18 

  • Les rats sont entrés dans Antony !

    • Par
    • Le 12/11/2020

    Les rats sont entrés dans Antony !

    Depuis plusieurs mois, les Antoniens ont pu constater une prolifération de rats dans certains quartiers de notre ville. En avril dernier, Citoyens à Antony avait alerté le Maire à ce sujet, soulignant les risques sanitaires évidents en plus de la gêne occasionnée à la population. Il a été découvert début septembre (donc 5 mois plus tard) que la Mairie avait passé un appel d’offres pour une mission de lutte contre les nuisibles. Tout est donc pour le mieux dans le meilleur des mondes ? Attendons cependant encore un peu : les entreprises devaient initialement soumettre leurs offres le 9 septembre mais un délai leur a été consenti jusqu’au 25 septembre, peut-être quelque chose sera-t-il fait avant 2021 ?...

    11/11/2020

    Mots-clés : Antony, hygiène, rongeurs, Citoyens à Antony