Articles de brunoedouard
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- Bruno EDOUARD
- Pharmacien retraité
Centres d'intérêts : Politique locale, santé, transports, musique, environnement
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Sortie royale contre bulletin républicain ?
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- Le 06/03/2026
- Dans Antony et autour
J’ai reçu ce matin un courrier postal du Centre communal d’action sociale (CCAS) daté du 4 mars (ci-dessus).
On me propose de « déguster une cuisine raffinée dans un cadre élégant » du 16e arrondissement de Paris (le Pavillon royal du bois de Boulogne), pour le prix modique de 40 euros. Prix d’autant plus modique qu’il couvre aussi, outre le repas, le transport en car depuis un arrêt de bus de mon quartier et une animation dansante postprandiale. Cette manifestation aurait lieu fin mai ou début juin, on me demande de répondre « impérativement avant le 23 mars ».
Je ne crois pas que je vais donner suite. Je veux dire : « répondre positivement ».
Mais le fait que j’en parle ici pourrait engendrer des conséquences. En effet, le contexte des élections municipales va peut-être amener des questions, voire des actions. Pourquoi ?
Tout d’abord, ce courrier a été envoyé aux séniors le 4 mars, 11 jours avant le premier tour de l’élection et la réponse doit être donnée au plus tard le jour-même du second tour probable. Même si ce type de « sortie de printemps » a déjà été organisé lors d’années sans élections municipales, il est bien possible que des destinataires de ce courrier prennent cette proposition alléchante comme un « privilège » offert par la puissance invitante, une sorte de cadeau qui appellerait naturellement un petit remerciement...
Mais c’est bien de dire « merci » mais merci à qui ? Eh bien, ce courrier est signé de « Jean-Yves Sénant, président du CCAS, maire d’Antony » et de « Pauline Galli, conseillère municipale chargée des séniors » (tous deux étant en fonction pour encore quelques jours). Mais pas de Pascal Colin, pourtant a priori toujours vice-président du CCAS. Tiens, tiens… Est-ce parce que Jean-Yves Sénant et Pauline Galli sont candidats à l’élection municipale sur la même liste « Antony avec vous » (en respectivement 1ère et 4ème position) et que Pascal Colin est, lui, candidat à cette même élection mais sur une autre liste (« Antony à venir », en 2ème position) ?
Enfin, la chronologie de l’opération interroge. Le maire sortant aurait pu lancer les invitations en janvier en demandant une réponse en février. Ou bien laisser la nouvelle municipalité décider de reconduire ou pas l’opération après l’élection. Mais non, l’invitation est envoyée dans la dernière ligne droite de l’élection et la réponse doit être donnée avant la proclamation des résultats. Ce qui renforce l’impression d’un échange, d’un contrat.
On va voir s’il n’y a que moi que ça met mal à l’aise.
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L'Huma : le pacifisme intégral ?
- Par
- Le 15/12/2025
- Dans Ailleurs
La semaine dernière, comme d’habitude, j’ai acheté l’Humanité Magazine et je l’ai lue. Pour la première fois depuis longtemps, j’ai été très déçu. Le numéro comportait un dossier spécial sur « l’escalade guerrière ».
En première de couverture, le titre n'est pas complètement lisible, on ne lit bien que : "Europe le choix de l'escalade guerrière". Ce qui est parfaitement cohérent avec la photographie du Président français et du chef d'état-major français : pas d'autres dirigeants politiques européens, pas d'autres chefs militaires européens et, bien sûr, ni Poutine, ni Medvedev, ni Guerassimov...
En page 3, l'éditorial de Fabien Gay reste dans même veine. Une critique à sens unique de Macron, du chef d'état-major français, du service militaire, de l'"économie de guerre", du maniement des armes. Passons sur le procès d'intention selon lequel le service militaire ne devrait concerner que les enfants de la ruralité et des quartiers populaires, mais que sont advenues les valeurs de la conscription ? La Nation en armes à Valmy, Gambetta et le gouvernement de défense nationale, l'Armée nouvelle de Jaurès, tout cela passé à la trappe ? A croire que les Nazis ont été vaincus par la raison et pas par les armes...
Le titre de l'article de Vadim Kamenka "Face à la Russie, l'Europe joue l'escalade" (pages 18 à 21) est également symptomatique du parti pris. Hors de question de mentionner que c'est bien la Russie qui a agressé l'Ukraine (et massacré les Ukrainiennes et Ukrainiens) et qui a menacé et menace toujours la Pologne et l'Estonie.
L'illustration de cet article est d'ailleurs dans la manipulation totale. Une photographie d'une force navale légendée "Sous la houlette de l'armée allemande, l'OTAN renforce sa défense en mer Baltique". Pourquoi ce recours à l’imagerie de l'Allemagne agressive ? Il faut être un peu géographe et militaire pour décrypter ce qui n’apparait pas d’emblée : il s'agit bien d'un exercice et pas d'une attaque, l'exercice a lieu "au large de Kiel", soit entre les côtes allemandes et celles du Danemark, pas au large de Saint-Pétersbourg. Le seul bâtiment identifiable sur la photo est d’ailleurs tout sauf un navire de combat : le A264 est un ancien navire océanographique soviétique (donc pas vraiment de première jeunesse...), transféré en 1990 à l'Estonie qui l'a vendu en 1996 à la Suède qui l'utilise désormais comme navire de support. Ça dégonfle un peu l'aspect "les méchants Boches veulent à nouveau attaquer Leningrad", non ?
Dans cet article, un trouve la critique des multiples interventions de responsables politiques et militaires européens qui ont osé dire que l'objectif de Poutine était d'affaiblir l'Europe et de démanteler l'OTAN. Mais, oui, ils ont eu raison. Et comment s’étonner de ce qu'ils se préparent à une possible guerre : c'est bien sûr l'essentiel de leur mission et heureusement.
Pour critiquer la "course aux armements" européenne, l’article cite le SIPRI de Stockholm et rapporte que les dépenses militaires mondiales ont augmenté de 9,4% depuis 2023. L’auteur n'a-t-il accordé aucune attention au détail des données du SIPRI ? Qu’il les ait zappées par inadvertance ou cachées volontairement, je rappelle les montants des budgets militaires 2024 de quelques pays en % de leur PIB : France = 2,1% ; Allemagne = 1,9% ; UK = 2,3% ; USA = 3,4% ; Pologne = 4,2% ; Russie = 7,1% ! Il est où le militarisme allemand, français, européen ?
Un peu plus loin, la Russie est peinte comme le loup d'Intermarché : un carnivore sympathique et incompris qu'il suffirait d'amadouer pour que tout s'arrange. Le journaliste s’inquiète ainsi du sentiment d'enfermement géopolitique de la Russie dans ses frontières et de son seul accès à la mer par Leningrad. Bon, d'abord, c'est Saint-Pétersbourg - quand je parle de Kaliningrad, je ne dis pas Königsberg. Ensuite, ce qui est dit de la Baltique justifierait donc, en transposant à la mer Noire, que la Russie menace aussi la Turquie (ah, bravo, gagné : effectivement elle le fait).
Dans l'article de Lina Sankari, "La Finlande, le bon soldat de l'Europe" (pages 22 à 25), on retrouve la critique d'une nation en armes, je renvoie à ce que j'écrivais plus haut : comment oublier ou rejeter Carnot et les soldats de l'An II ? Même si cet article est plus factuel et moins dogmatiquement favorable à la Russie poutinienne ou soviétique, il compte tout de même une erreur historique : il y est écrit que la Finlande a été "dominée" par la Russie tsariste pendant un siècle. C'est très imprécis, la réalité est que le grand-duché de Finlande a été, au sein de l'Empire russe, de 1809 à 1917 un territoire largement autonome qui a gardé sa langue (ses langues, plus exactement), qui a obtenu un Parlement et pu édicter des lois progressistes (par exemple, le droit de vote aux femmes en 1906 quand, à l'époque, tous les hommes russes ne votaient pas pour élire la Première Douma...) et qui, en 1906 toujours, accueillit en exil le camarade Lénine.
Je ne commenterai en revanche pas l'interview d'Edouard Bénard (pages 26-27) puisque c'est l'expression d'une opinion que je respecte.
Voilà : je pense que l’Humanité participe à une démarche pseudo-pacifiste mortifère, comme ce que l'Europe a connu en 1938. L'Ukraine joue le rôle de la Tchécoslovaquie, le Donbass c'est les Sudètes, Poutine est Hitler, la Pologne risque de rester la Pologne, l'éternelle nation martyr, je m'emploie à ce que l'Europe ne soit pas, cette fois-ci, munichoise, mais pas l’Humanité. Je crois que c'est Churchill (pas un homme de gauche, certes) qui a dit "ils avaient le choix entre la guerre et le déshonneur, ils ont choisi le déshonneur et ils ont eu la guerre".
Cette position me désole car j'appréciais ce journal. J’ai exposé ma position à sa rédaction. Dans l'attente de sa réponse, je m'abstiens désormais de l'acheter chaque dimanche.
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Management toxique
- Par
- Le 24/11/2025
- Dans Antony et autour
En 2024, les camions Planète, qui récupéraient tous les 2-3 mois les déchets toxiques (solvants, produits de bricolage, peintures, par ex.) en divers endroits d’Antony, ont été supprimés, Vallée-Sud-Grand-Paris (VSGP) ayant mis en place un système d’enlèvement à domicile à la demande. Je n’ai jamais été convaincu de la pertinence écologique (et même économique) de la démarche (envoyer spécialement un camion pour récupérer 3 ou 4 bouteilles) mais passons… En revanche, ce que je me refuse absolument à faire, je m’en étais ouvert en mai 2024 au vice-président concerné de VSGP (sans réponse de sa part), c’est déposer sur la voie publique devant mon domicile, la veille au soir pour un enlèvement prévu au matin ou à midi pour un enlèvement prévu dans l’après-midi, des produits toxiques même emballés : des enfants y passent pour aller à l’école voisine, je ne veux pas être responsable d’un accident ou d’une intoxication. Donc, je vais porter moi-même ces produits à la déchetterie de Verrières-le-Buisson.
J’avoue que, jusque récemment, je faisais l’opération en voiture – en dégageant donc des gaz à effet de serre... Mais je me suis aperçu que le bus 408 reliait le centre d’Antony à Verrières en quelques minutes et qu’il passait même devant la déchetterie. Comme je peux encore porter quelques kilos dans un sac, me voilà parti. Mais, car il y a un mais, si le 408 passe bien devant la déchetterie, il ne s’y arrête pas ! Entre la rue des Petits-Ruisseaux et le carrefour Godets-Noisette, il file d’une traite sur plus d’1,2 km. J’ai donc dû descendre à Godets-Noisette et rebrousser sur l’avenue Georges-Pompidou sur environ 400 mètres, de façon toute rurale puisqu’il n’y a pas de trottoir direct. Et naturellement, même opération pour le retour…
Revenu à la maison, j’ai écrit il y a 10 jours à Ile-de-France-Mobilités (IdFM) pour leur suggérer de créer un arrêt du 408 à l’angle de l’avenue Pompidou et de la rue de Paradis, ce qui pourrait aussi être utile pour des clients ou des employés du magasin Picard tout proche. J’ai informé les mairies de Verrières et d’Antony de ma démarche, en leur suggérant de soutenir ma demande. La mairie de Verrières m’a aimablement répondu rapidement qu’elle ne gérait pas les lignes et arrêts de bus, point final. Celle d’Antony m’a indiqué avec la même célérité qu’elle avait bien reçu mon courrier et qu’elle ne manquerait pas de revenir vers moi plus tard. IdFM reste muette pour le moment…
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Actualisation du 19/12/2025 : j'ai reçu hier un message du réseau de Bièvre (à qui IdFM avait transmis ma demande), mon idée leur semble "pertinente et sera proposée à la Direction pour étude". A suivre, donc...
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Féminisme quantitatif
- Par
- Le 17/10/2025
- Dans Ailleurs
L’autre jour, j’ai participé à la 7ème journée francilienne Urbanisme et Santé. Au début de la session d’après-midi se plaçait une Carte blanche à un grand témoin : c’était Ariella Masboungi, une urbaniste féministe (que je ne connaissais pas), qui bouscula un peu l’auditoire en lui lançant : Osez la ville féministe !
Elle termina son propos sur la question de la place des femmes dans l’odonymie des villes européennes, montrant le pourcentage de rues portant des noms de femmes dans quelques cités. On découvrit ainsi que, malgré toutes les actions d’Anne Hidalgo en ce domaine, Paris (à 8,6 % - c’était 4 % en 2011) peinait à dépasser Lyon (8,5 %) et restait dans le ventre mou européen.
Ce que Mme Masboungi ne commenta pas et qui figurait pourtant sur sa diapositive était le palmarès des femmes concernées sur cet échantillon de villes. On put rapidement constater et, à mon sens, déplorer, que sur les dix premières femmes honorées, neuf étaient des saintes catholiques : Notre-Dame en tête, sainte Anne ensuite, Marie Curie sauvant l’honneur de la laïcité en montant in extremis sur le podium ! Et encore sous le nom de son mari et pas en tant que Maria Sklodowska…
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Charité chrétienne ou solidarité humaine ?
- Par
- Le 13/10/2025
- Dans Antony et autour
J’ai eu 68 ans cet été. Jean-Yves Sénant m’écrit ce mois-ci pour m’inviter au théâtre Fontaine ou bien à accepter un coffret gourmand. Surpris, je suis.
Alors que les finances de la ville sont au plus bas et qu’il a été nécessaire d’augmenter les tarifs de la restauration scolaire, de supprimer des services numériques à la médiathèque et de décaler des opérations d’investissement comme la réfection de l’école Anatole-France, je pensais que de telles dépenses étaient désormais hors de portée du budget antonien. De plus, en ce qui me concerne, cela ne me semble pas vraiment pertinent : je vais déjà au théâtre une vingtaine de fois par an et au restaurant quand l’envie m’en prend.

Je m’apprêtais donc à refuser poliment lorsque j’ai vu sur le coupon réponse que je pouvais céder le coffret gourmand à une association. Belle idée ! Mais patatras, ce doit être à une association « caritative », c’est-à-dire selon le Larousse, à une structure qui pratique « la vertu chrétienne de charité »…
J’y vois non seulement une entorse au principe de laïcité, selon lequel la République ne reconnait aucun culte, mais aussi une négation de la fraternité, valeur-clé de notre devise que Jean-Yves Sénant oublie volontiers d’afficher au fronton des édifices : tous les humains sont frères et sœurs, sans asymétrie, sans avoir à solliciter.
Je percevrai donc le coffret gourmand et me chargerai personnellement d’en faire profiter une famille avec laquelle j’exprimerai ma solidarité.
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Coup de menton et calvitie
- Par
- Le 27/08/2025
- Dans France
Coup de menton, calvitie et populisme, comme un air de déjà vu... Il leur manque quoi chez LFI, la culture historique ou un service de communication graphique ?


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Des efforts pour la planète.
Persuadé que les actions individuelles peuvent, si elles ne sont pas isolées, avoir un effet global, j'ai insisté ces dernières années pour que les déplacements organisés par la ville d'Antony vers nos communes jumelles soient effectués autant que possible en train et pas systématiquement en avion. Pour Reinickendorf (Berlin), les refus opposés par Jean-Yves Senant ont varié au cours du temps : tout d'abord c'était impossible, il n'y avait pas de ligne ferroviaire ; puis c'était trop compliqué, il fallait changer à Francfort ; finalement, c'était vraiment trop long...
En mai dernier, Anne et moi, désireux de (re)récouvrir Berlin avons réservé un aller-et-retour Paris-Berlin en 1ère classe, sans changement (756 € au total) : départ de la gare de l'Est à 09.55, arrivée à la gare centrale de Berlin à 18.03.
Evidemment c'est plus long que l'avion. Surtout que l'arrivée s'est faite à 19.40 au lieu de 18.03 et que la cafétéria était exceptionnellement fermée... De plus, il a fallu patienter deux mois pour percevoir 60 € d'indemnités de retard de la Deutsche Bahn.
Mais nous avons pu profiter de Berlin, du Reichstag à la place d'Antony devant la mairie de Reincikendorf, l'esprit léger : nous n'avons relargué que l'équivalent de 14 kg de CO2 dans l'atmosphère au lieu de 975 kg si nous avions pris l'avion. 98,6 % de réduction, ça vaut bien quelques efforts, non ?
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OrlyVal au prix du Navigo !
- Par
- Le 30/07/2025
- Dans Antony et autour
Depuis déjà 15 jours, et pour encore un mois, le RER B est interrompu entre la Croix-de-Berny et Massy-Palaiseau en raison de travaux aux Baconnets. Nombre d'Antoniens souhaitant rallier Paris sont donc contraints de se rabattre sur les bus de remplacement. Pourtant, une autre solution existe : OrlyVal est, pendant ce chantier, accessible sans frais supplémentaires aux titulaires d'un Navigo. Ce qui permet, au prix d'une correspondance de 6 minutes à Orly-4, de récupérer la ligne 14 du métro qui mène à la gare de Lyon en 19 minutes et à Chatelet en 22 minutes (sauf du 4 au 8 aout où cette ligne sera elle-même en travaux....). Pourtant, la RATP ne communique que très peu sur cette possibilité, ce qui explique sans doute que les rames d'OrlyVal restent presque vides.
Lorsque j'étais conseiller municipal d'Antony, j'ai été à l'origine du voeu, voté à l'unanimité, demandant à Ile-de-France-Mobilités le maintien du caractère ferroviaire d'OrlyVal, son inclusion dans le régime tarifaire commun Navigo et la création de gares intermédiaires à Descartes, Wissous et Rungis. On sait que Valérie Pécresse est, au contraire, favorable au démantèlement de la ligne et à son remplacement par une piste pour autobus à conduite automatique. Elle a par ailleurs récemment exclu OrlyVal de l'harmonisation tarifaire d'accès aux aéroports.
L'ouverture "exceptionnelle" d'OrlyVal aux titulaires de Navigo cet été est l'occasion pour les Antoniens de découvrir par exemple comment aller facilement et rapidement aux hôpitaux de Bicêtre et de Gustave-Roussy. Il faudra naturellement demander à transformer l'"exceptionnel" en "expérimental" et à exiger le maintien de cette tarification à la rentrée.
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Vers une privatisation en catimini du service postal ?
- Par
- Le 14/06/2025
- Dans France
Actuellement le service postal dit "universel" est assuré par La Poste en application de l'article L2 du code des postes et communications électroniques. La loi du 18 octobre 2019 indique en effet que "La Poste est le prestataire du service universel postal pour une durée de quinze ans à compter du 1er janvier 2011". Soit jusqu'en janvier 2026. On s'attendrait donc à ce qu'une loi soit prochainement débattue au Parlement pour décider une prolongation, sa durée ou éventuellement autoriser un appel à candidatures d'entreprises privées. Sauf que non. Le 13 mai 2023 (date anniversaire du putsch d'Alger...), le Premier ministre Bayrou, connu pour son courage à affronter les oppositions à l'Assemblée nationale, a demandé au Conseil constitutionnel le "déclassement" de cette phrase pour qu'elle puisse être modifiée par un décret, donc sans passer devant le Parlement. Une sorte d'avatar de 49-3. Ni Richard Ferrand, le nouveau Président du Conseil constitutionnel, ni ses collègues n'ont trouvé quelque chose à redire à l'opération, ils viennent d'y donner leur bénédiction. On parie qu'on va avoir pendant le Tour de France un décret décidant quelque chose comme : "Le prestataire du service universel postal est désigné par décret pour une durée de quinze ans à compter du 1er janvier 2026 après un appel à candidatures" ?
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Actualisation du 26 juillet 2025 :
J'ai malheureusement l'impression d'avoir eu raison sur pas mal de points : le 15 juillet (le Tour de France se reposait à Toulouse...), le décret n°2025-641 est venu supprimer la mention La Poste dans l'article L2 du code des postes et communications électroniques pour la remplacer par le prestataire du service universel postal. Et hier 25 juillet (le Tour était en Savoie...), le décret n°2025-700, qui entre en vigueur le 1er janvier 2026, est venu préciser que la désignation de ce prestataire aurait lieu pour une durée de dix ans. On attend donc l'appel à candidatures et l'attribution du service, bien sûr au mieux-disant postal. A moins qu'une motion de censure ou une dissolution...
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Actualisation du 30 juillet 2025 :
Ne boudons pas notre plaisir. Par les temps qui courent, une bonne nouvelle est tellement rare. Le gouvernement Bayrou s'est décidé le weekend dernier à désigner sans mise en concurence La Poste comme prestataire du service postal universel (décret n°2025-710 au journal officiel du 27 juillet). Mais penons garde : pourquoi avoir eu recours à trois décrets successifs dont chacun semble avoir une portée mineure si ce n'est pour mettre en place fort discrètement les conditions juridiques d'une future privatisation, en 2036 ou avant (ce qu'un décret a fait, un autre décret peut le défaire...) ? Vigilance à conserver, donc...
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Valérie Pécresse désorientée
- Par
- Le 14/03/2025
- Dans Antony et autour
Avant-hier j’ai reçu par la Poste, sous enveloppe nominative (en double exemplaire ! Bonjour le dédoublonnage du fichier…), deux prospectus de Valérie Pécresse : l’un de 28 pages au titre de la région Ile-de-France et le second de 12 pages au titre d’Ile-de-France Mobilités. Donc, quatre-vingts pages de papier, payées par les impôts locaux des franciliens, pour me faire comprendre pourquoi et comment Valérie Pécresse change ma vie…
J’ai hésité à jeter illico l’ensemble dans le bac jaune mais la perspective de dénicher une pépite, comme la promesse de 2016 de rames à double niveau sur le RER B pour 2019, m’a incité à lire cette prose. Bingo ! Je n’ai pas eu à chercher trop longtemps : dans les pavés, la gaffe ! En page 6 du document régional (reproduite ci-dessus), la liste des lignes de métro et de tram qui ont été prolongées depuis 2016 comporte le tram T10 qui, selon Valérie, a été prolongé de Porte de Châtillon à Jardin Parisien !
J’utilise assez souvent le T10, pour aller au théâtre La Piscine ou au cinéma Le Rex à Châtenay, parfois même pour assister au Conseil de territoire à Clamart : si ce tramway atteint bien Jardin Parisien, il le fait depuis la Croix-de-Berny et n’a jamais mis les roues à Porte de Châtillon ! En passant et en revanche, le tram T6, oublié dans la communication de Valérie Pécresse, desservait initialement Vélizy depuis Châtillon-Montrouge (mais pas Porte de Châtillon…) avant d’être prolongé jusqu’à Viroflay, ce qui aurait dû parler davantage à notre organisatrice en chef des mobilités régionales, conseillère municipale de Vélizy-Villacoublay).
Ce qu’il y a de formidable avec Valérie Pécresse, ce que même quand on n’attend pas grand-chose, on est rarement déçu.
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Abus de liberté ?
- Par
- Le 16/12/2024
- Dans Antony et autour
La semaine dernière, j’ai assisté à une réunion publique organisée par la section locale de la Ligue des droits de l’Homme, consacrée aux libertés associatives. Les interventions et le débat ont porté essentiellement sur les risques démocratiques que peut engendrer l’application du Contrat d’engagement républicain pour le fonctionnement des associations d’aide aux personnes fragiles et aux minorités (pour simplifier un peu).
Cette soirée m’a un peu laissé sur ma faim. En effet, personne n’a posé la question de l’abus de liberté associative. J’ai bien conscience que ces mots-là vont choquer parmi les ligueurs. Schématiquement, mardi dernier, tout le monde était beau et gentil du côté associatif, alors que du côté de l’Etat et des collectivités locales l’oppression était omniprésente… Mais pourtant, entre le fort et le faible, c’est la liberté (la liberté illimitée, celle du renard dans le poulailler) qui opprime et la loi qui affranchit, selon la formule de Lacordaire.De fait, au cours de ma récente expérience d’élu local, j’ai fait le constat qu’il existe des associations qui promeuvent ou, au moins, tolèrent la discrimination ou l’exclusion et il y a des municipalités qui incitent les associations en question à abandonner ces pratiques par le jeu des conventions de subventions. Il ne me semble pas anormal que les collectivités se donnent les moyens de mettre en œuvre leur politique, surtout si elle est vertueuse…
Ainsi, à Antony même, j’ai à l’esprit trois exemples d’associations problématiques :
- Une association de commerçants qui ne déléguait aucun de ses administrateurs pour siéger à la réunion annuelle de la commission communale d’accessibilité ;
- Une association sportive qui refusait l’inscription des filles ;
- Une association religieuse qui exigeait, pour l’inscription des femmes, qu’elles fournissent une photographie d’identité où elles portent le voile ainsi qu’une autorisation de leur mari ou de leur père.
Sans doute, l’Etat et la municipalité étaient en mesure d’obliger ou, au moins, d’inciter ces associations à adopter des attitudes plus républicaines. Mais, en réalité, pas vraiment.
Le cas de la première association a été réglé par la municipalité avec son habileté coutumière : l’association n’est désormais plus invitée aux réunions de la commission d’accessibilité, ce qui lui permet donc de continuer à se désintéresser tranquillement de l’exclusion des personnes en situation de handicap des espaces commerciaux concernés sans avoir à se justifier.
Le cas de la seconde est parfaitement connu et toléré par la municipalité. Il est vrai que j’ai personnellement vu un dirigeant de cette association inviter publiquement ses adhérents à voter pour la députée sortante lors des dernières législatives.
La troisième n’est pas subventionnée par la Ville, elle n’a donc pas signé de contrat d’engagement républicain. Le maire et le préfet ont été informés de la situation, sans qu’on sache ce qu’ils ont fait ensuite.
Notons que dans ces trois situations le Contrat d’engagement républicain s’est révélé parfaitement inopérant. Hélas, les lois désarmées tombent dans le mépris. Un sujet pour une prochaine réunion de la LDH ?
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Rue Mounié pacifiée : faut pas s'y fier
- Par
- Le 18/09/2024
- Dans Antony et autour
Il y a un peu plus d’un an, j’exprimais ici-même mes craintes par rapport au projet d’apaisement de la rue Mounié. A quelques jours de l’inauguration de ce réaménagement, il convient d’en tirer un premier bilan.
Rappelons tout d’abord l’objectif : à défaut de s’engager dans une véritable piétonisation (comme cela s’est fait à la satisfaction générale rue Houdan à Sceaux et rue René-Roeckel à Bourg-la-Reine), le maire d’Antony a voulu « pacifier » la rue Mounié par une demi-mesure, en donnant plus de place aux piétons, en favorisant l’ombrage et en diminuant l’artificialisation des sols mais sans supprimer la circulation automobile. Cela devait se traduire par une voie mixte unique (automobiles + vélos) limitée à 20 km/h, de larges espaces piétons séparés de la voie mixte par des rigoles de 5 cm de dénivelé, la plantation de nouveaux arbres, avec des bancs entourant ces arbres, la suppression des poteaux d’éclairage urbain, le maintien de 3 places de stationnement pour les personnes en situation de handicap et de 5 places de livraison. Cela figure encore sur le site de la mairie.
Aujourd’hui, qu’en est-il ?

La voie mixte unique (automobiles + vélos) existe bien mais sous forme de zone de rencontre, avec par conséquent priorité aux piétons. C’est un point positif – en fait, c’est LE point positif : de façon très inattendue, le maire s’est rangé sur ce point à l’argumentation des élus d’opposition du groupe Antony terre citoyenne et des associations cyclistes. De même, les rigoles entourant cette voie sont bien plus discrètes que celles annoncées initialement. On devrait donc avoir la possibilité de circulations piétonnes transversales sécuritaires, y compris pour les personnes à mobilité réduite.

En revanche, à l’heure actuelle, les automobilistes ne semblent pas avoir encore compris que la rue Mounié n’est plus un axe de traversée automobile de la ville et qu’il vaudrait mieux pour tous qu’ils empruntent désormais l’avenue Jean-Monnet ou l’avenue de la Providence. Un brin de communication ne ferait sans doute pas de mal, tout comme la suppression du tourne-à-gauche sur la RD 920.
L’espace piéton est effectivement élargi, même s’il est actuellement encore très encombré par les chantiers finissants et les conteneurs à ordures. Comme prévu, les poteaux d’éclairage ont été supprimés mais ils ont été remplacés par des poteaux de vidéosurveillance ! Côté arbres, pour le moment pas de plantations nouvelles et donc pas de bancs pour s’asseoir sous ces arbres… En revanche, des planches végétales de superficie plutôt imposantes parsèment l’espace piéton et amènent donc à « tirer des bords » pour les contourner. D’autant qu’elles sont entourées de mini-clôtures rigides qu’on croirait spécialement dessinées pour générer des chutes de déficients visuels ou de personnes avec les bras chargés…

Un mot sur les grands oubliés de la réalisation : les cyclistes. Interdits de transit à la descente, ils devront donc soit passer par l’avenue Gabriel-Péri (dans le flot des voitures ou à « contre-contresens » sur la bande cyclable ?) ou par la villa Domas, soit plus vraisemblablement braver cette interdiction. Dans le sens inverse, ils seront admis à circuler « harmonieusement » à 20 km/h avec les voitures, si tant est que les voitures puissent rouler à cette allure.
Car c’est bien là que réside le problème essentiel : la cohabitation des différents usagers. Ce projet a sans doute été bâti par une officine type McKinsey : sur le papier, tous ces humains se déplacent indépendamment les uns des autres à tant de mètres par minute en flux quasi-laminaire. Mais en réalité ? On observe déjà le cercle vicieux que je craignais : une voiture particulière qui se gare à cheval sur la voie unique mixte et l’espace piéton au niveau du fleuriste, implique : le fourgon de transports de fonds ne peut pas entrer dans le parking du Monoprix et bloque la rue, implique : la file de voitures derrière klaxonne à qui mieux mieux et les deux-roues déboitent de la voie mixte unique pour dépasser le bouchon par les espaces piétons !... Vous avez dit : pacifiée ?
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Canicule 2024 : merci Castex !
- Par
- Le 30/07/2024
- Dans Antony et autour
Cet après-midi, il fait 36°C à l’ombre à Antony, les Hauts-de-Seine sont passés en vigilance orange. Le site internet de la ville nous vante « l’été doré » (« grillé » aurait été plus juste). Les deux « poumons de fraicheur » qu’auraient pu être le Sélect et Vasarely sont fermés, le Sélect est en « repos » du 24 juillet au 20 août et Vasarely ne rouvrira pas avant le 1er septembre. J’avais déjà alerté l’exécutif municipal sur la nécessité d’anticiper dès cet hiver la canicule prévisible qui nous atteint à nouveau : comme je le craignais, les résultats sont éloquents… Alors pour les Antoniens qui ne sont pas dans leur résidence secondaire de Bretagne, pour supporter la chaleur, il reste le RER B où des agents de la RATP distribuent aimablement des bouteilles d’eau et des éventails en carton. Alors, carton jaune pour Jean-Yves Sénant et une médaille pour Jean Castex !
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Conseil municipal : focus sur... (10)
- Par
- Le 28/07/2024
- Dans Antony et autour
Un dernier Conseil en passant…
Le conseil municipal d’Antony se tient en principe tous les deux mois. L’ordre du jour est fixé par le maire, il comporte plusieurs dizaines de délibérations sur des projets de décisions. Chacune est présentée par un élu de la majorité, qu’on appelle le rapporteur. Les élus des minorités posent des questions, demandent des éclaircissements, expliquent pourquoi ils sont d’accord ou pas sur la décision proposée. Puis le conseil municipal vote et on passe au point suivant. Ce processus emmène l’assemblée jusque tard dans la nuit… Les enregistrements vidéo des réunions sont accessibles sur le site de la mairie (Vidéos du Conseil municipal | Ville d'Antony (ville-antony.fr)).
Pour chaque réunion du Conseil, j’ai donné ici un coup de projecteur sur un des sujets qui ont été traités.
Pour le ce mois de juin 2024, le focus sera sur : les conflits d’intérêt.
L’article 28 du Règlement intérieur du Conseil municipal, adopté en septembre 2020, édicte : « Les membres du Conseil municipal doivent signaler, au plus tard au début de leur examen, qu’ils ne peuvent participer aux débats et prendre part au vote des délibérations relatives aux affaires dans lesquelles ils ont un intérêt soit personnellement, soit comme mandataires. Ils devront quitter la salle du conseil lors des débats et du vote de ces délibérations ».
La première délibération du conseil de juin 2024 concernait l’attribution d’une subvention pour notre ville jumelle marocaine de Taroudant. Conformément au règlement, Saïd Aït-Ouaraz, maire-adjoint, a quitté la salle lors du débat et du vote de cette délibération dans la mesure où il est un membre éminent du Cercle Eugène-Delacroix, association d’élus franco-marocains qui était le véhicule de la subvention.
Un peu plus tard vint une délibération qui portait sur l’acquisition par la ville d’Antony d’une partie du terrain de l’US-Métro à la RATP. Le Maire présenta la délibération, notamment son caractère partiel et l’engagement de maintien du caractère sportif du terrain acquis. Ma collègue Irène Huard intervint et rappela le contexte de l’opération, en particulier le désengagement de la RATP de la promotion du sport vis-à-vis de son personnel du fait d’une politique de privatisation et de filialisation. Cette intervention a semblé déplaire à la Présidente du groupe « d’opposition » macroniste, Nadia Desbois puisqu’elle est alors intervenue, interpellant Irène Huard. J’ai été amené à prendre ensuite la parole et j’ai exposé ce qui suit :
« Je m’étonne que Mme Desbois s’exprime et soit présente ce soir sur cette délibération. En tant que membre du Conseil d’administration de la RATP, elle est évidemment en situation de conflit d’intérêt pour voter une délibération à laquelle la RATP est partie ».
L’intéressée n’a pas semblé prendre la mesure de cette infraction au Règlement et j’ai dû lui préciser : « Le Règlement prévoit que vous ne soyez pas là, c’est ce qu’a fait Saïd à l’instant… »
J’ajoute un commentaire. Le fait que Mme Desbois soit membre du Conseil d’administration de la RATP est public, elle en fait part volontiers à ses interlocuteurs, je n’ai donc pas de mérite à avoir relevé ce conflit d’intérêt. Mais elle pourrait, d’autres membres du Conseil municipal pourraient, être plus ou moins discrètement membres d’organismes extérieurs les plaçant dans ces situations. Il serait utile que chaque élu publie en début de mandat, et actualise ensuite, sa déclaration d’intérêt. La mienne est disponible ici.
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Sectarisme à géométrie variable
- Par
- Le 17/07/2024
- Dans France
Nombre de députés macronistes (ou ex-macronistes…) ont fait état de leur refus de voter à l’Assemblée nationale pour des candidats à des fonctions de responsabilité qui seraient « hors de l’arc républicain » (sous entendu : LFI et RN, confondus ensemble comme « les extrêmes »). Les mêmes annoncent vouloir voter immédiatement une motion de censure contre tout gouvernement où figurerait un ministre insoumis. La palme en ce domaine revient à la députée de la 13ème circonscription des Hauts-de-Seine qui prétend rejeter aussi les écologistes !
Pourtant, hier, à Strasbourg, Younous Omarjee, eurodéputé français insoumis, a été élu vice-président du Parlement européen. Rien à voir ? Mais si. Younous Omarjee a été élu au deuxième tour de scrutin. Au 1er tour, il avait recueilli 272 voix alors que les effectifs totaux des eurodéputés de gauche sont de 235. Au 2ème tour, il a recueilli 311 voix. Ce qui veut dire que 37 eurodéputés de droite ou du centre ont voté pour un insoumis au 1er tour et même 76 au 2nd tour (où il était opposé à trois députés d’extrême-droite). Il est possible que le groupe Renew qui regroupe 77 eurodéputés présentés comme centristes (dont tous les macronistes français) ait contribué de façon décisive à cette élection.
Alors, LFI et le RN ne sont pas à Strasbourg équivalents aux yeux des macronistes alors qu’ils le seraient à Paris ? Plaisante cohérence politique qu’une rivière borne ! Vérité en deçà des Vosges, erreur au-delà.
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Le bel été gâché du sieur Sénant
- Par
- Le 05/07/2024
- Dans Antony et autour
Dans la tribune de la majorité municipale du numéro de juillet de Vivre à Antony, Jean-Yves Sénant se désole de la décision « étonnante » du Président Macron de dissoudre l’Assemblée nationale. A-t-il peur pour la démocratie, craint-il l’arrivée du Rassemblement national à Matignon, redoute-t-il le blocage des institutions ? Que nenni. Il est surtout effrayé par la réaction des agences internationales de notation et par une hausse éventuelle des taux d’intérêt. Lui qui, dans le récent processus budgétaire, affirmait haut et fort que la baisse des taux était pour la rentrée !... Ah, j’oubliais : il verse aussi une larme sur les Jeux olympiques qui vont être abimés par nos dissensions nationales sous les projecteurs du monde sportif.
Je me demande ce qui est le plus terrible : cet aveuglement ou cette superficialité ? Jean-Yves Sénant ne sait pas que 9 millions de personnes vivent en France sous le seuil de pauvreté, que nos hôpitaux sont sous-dotés en budget comme en effectifs, que 18% des Français habitent des logements indignes, que nos services publics (Poste, SNCF, RATP…) se recroquevillent, abandonnés qu’ils sont par l’Etat face à des concurrents qui se gardent les meilleurs morceaux du « marché ». Mais tout ça est, à ses yeux, sans doute à cacher derrière des palissades pour inaugurer dignement les Jeux olympiques !
Mais le plus curieux est ce qui n’apparait pas dans la tribune : le bouclage de Vivre à Antony intervient en effet le 15 du mois précédent et Jean-Yves Sénant n’avait pas, le 15 juin, accompli encore totalement sa conversion, il était encore républicain. Depuis, il a décidé d’intégrer le camp macroniste qu’il vilipendait énergiquement à chaque occasion il y a quelques semaines et de soutenir la députée sortante Maud Bregeon dans sa quête vers une réélection problématique. Courbe-toi, cher Jean-Yves, adore ce que tu as brulé, brule ce que tu as adoré…
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Mots de Bregeon : bidon !
- Par
- Le 05/07/2024
- Dans Antony et autour
La profession de foi (si l’on peut dire…) de Maud Bregeon est arrivée dans ma boite ce midi. Ce qui attire l’œil est évidemment cette phrase surlignée au jaune : « Refusons la victoire du candidat de la France insoumise soutenu par Jean-Luc Mélenchon ». Elle a fumé quoi, Maud ? Du Datura au plutonium ? Comme si elle ne savait pas qu’elle est opposée (comme il y a deux ans) à Brice Gaillard, le candidat du Nouveau front populaire, qui est depuis toujours : socialiste ! Tellement socialiste qu’il est même premier secrétaire fédéral du PS. Mais pour elle, socialiste c’est l’extrême-gauche ; sans doute qu’elle met les radicaux de gauche dans la gauche radicale et place Ciotti au centre-droit ?
Mentir sciemment ainsi aux citoyens, c’est déjà indigne d’un responsable politique, mais mentir de la sorte aux électeurs en période électorale, c’est un délit. J’étais à deux doigts de rédiger une dénonciation selon l’article 40 du Code de procédure pénale quand j’ai vu qu’une plainte avait été déposée par Brice Gaillard. La justice tranchera, je souhaite qu’elle le fasse vite.En tout cas, sa prose aura au moins eu un mérite : celui de révéler à chacun ce que sont les mots de Bregeon : de l’affabulation, des inventions, de la désinformation. Complètement bidon.
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Macron va faire de l'Elysée un fort Chabrol ?
- Par
- Le 05/07/2024
- Dans France
A l'approche d'élections législatives qu'il a provoquées et de résultats qu'il envisage comme catastrophiques pour lui, le Président Macron a décidé le 3 juillet 2024 que la "Maison Elysée" serait désormais une zone protégée avec filtrage militaire. Mais de qui compte-t-il ainsi se protéger : du nouveau Premier ministre qu'il lui faudra nommer, du peuple français ou bien de l'Histoire ?
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Quand les blés sont sous la grêle...
- Par
- Le 15/06/2024
- Dans France
Quand les blés sont sous la grêle - Fou qui fait le délicat...
tract-nouveaufrontpopulaire.pdf (1.6 Mo)

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Macron, nouvel Hindenburg ?
- Par
- Le 14/06/2024
- Dans France
A priori certes, il n’y a rien, ou presque, de commun entre l’Emmanuel Macron de juin 2024 et le maréchal Paul von Hindenburg de septembre 1932. Encore que…
D’un côté un vieux militaire et de l’autre un jeune banquier, mais tous deux sont arrivés aux responsabilités exécutives sans jamais avoir été ni parlementaire, ni même élu local. L’un comme l’autre sont alors présidents de leur pays, élus une première fois dans un contexte économique difficile et réélus récemment avec le soutien des patrons alors que le pouvoir d’achat de leurs concitoyens est en baisse. Dans les deux cas, République de Weimar et 5ème République, la constitution leur laisse un rôle prééminent, pouvant nommer le chef du gouvernement et dissoudre la chambre basse. Ni l’un ni l’autre n’ont d’espoir de se maintenir au pouvoir suprême à moyen terme : Hindenburg à cause de son âge, Macron qui ne peut pas faire plus de deux mandats. Tous deux se sont initialement affichés comme opposés aux mouvements d’extrême-droite dont l’influence grandit (le parti national-socialiste en Allemagne, le Rassemblement national en France), ils ont affronté deux ans plus tôt lors du dernier scrutin présidentiel le leader de ce parti et ne l’ont défait qu’avec une marge limitée. Une élection vient de donner à l’extrême-droite un score inattendu (37% aux nazis aux législatives de juillet 1932, 32% au RN aux européennes de juin 2024).
« Vraiment, Paul, nous partageons plein de choses ! » pourrait dire Emmanuel Macron.Le 12 septembre 1932, Hindenburg dissout le Reichstag. Macron dissout l’Assemblée nationale le 10 juin 2024.
En novembre 1932, les nazis confirment (sans plus : 33% des voix) leur première place. En janvier 1933, Hindenburg se résout à nommer Hitler comme Chancelier du Reich. Quelques mois plus tard, c’est l’incendie du Reichstag, la suspension des libertés publiques et l’élimination des Juifs de l’administration allemande et le boycott de leurs commerces.
Dans moins de trois semaines, nous verrons si l’histoire se répètera en France.