CCAS

  • Sortie royale contre bulletin républicain ?

    J’ai reçu ce matin un courrier postal du Centre communal d’action sociale (CCAS) daté du 4 mars (ci-dessus).

    On me propose de « déguster une cuisine raffinée dans un cadre élégant » du 16e arrondissement de Paris (le Pavillon royal du bois de Boulogne), pour le prix modique de 40 euros. Prix d’autant plus modique qu’il couvre aussi, outre le repas, le transport en car depuis un arrêt de bus de mon quartier et une animation dansante postprandiale. Cette manifestation aurait lieu fin mai ou début juin, on me demande de répondre « impérativement avant le 23 mars ».

    Je ne crois pas que je vais donner suite. Je veux dire : « répondre positivement ».

    Mais le fait que j’en parle ici pourrait engendrer des conséquences. En effet, le contexte des élections municipales va peut-être amener des questions, voire des actions. Pourquoi ?

    Tout d’abord, ce courrier a été envoyé aux séniors le 4 mars, 11 jours avant le premier tour de l’élection et la réponse doit être donnée au plus tard le jour-même du second tour probable. Même si ce type de « sortie de printemps » a déjà été organisé lors d’années sans élections municipales, il est bien possible que des destinataires de ce courrier prennent cette proposition alléchante comme un « privilège » offert par la puissance invitante, une sorte de cadeau qui appellerait naturellement un petit remerciement...

    Mais c’est bien de dire « merci » mais merci à qui ? Eh bien, ce courrier est signé de « Jean-Yves Sénant, président du CCAS, maire d’Antony » et de « Pauline Galli, conseillère municipale chargée des séniors » (tous deux étant en fonction pour encore quelques jours). Mais pas de Pascal Colin, pourtant a priori toujours vice-président du CCAS. Tiens, tiens… Est-ce parce que Jean-Yves Sénant et Pauline Galli sont candidats à l’élection municipale sur la même liste « Antony avec vous » (en respectivement 1ère et 4ème position) et que Pascal Colin est, lui, candidat à cette même élection mais sur une autre liste (« Antony à venir », en 2ème position) ?

    Enfin, la chronologie de l’opération interroge. Le maire sortant aurait pu lancer les invitations en janvier en demandant une réponse en février. Ou bien laisser la nouvelle municipalité décider de reconduire ou pas l’opération après l’élection. Mais non, l’invitation est envoyée dans la dernière ligne droite de l’élection et la réponse doit être donnée avant la proclamation des résultats. Ce qui renforce l’impression d’un échange, d’un contrat.

    On va voir s’il n’y a que moi que ça met mal à l’aise.